En hommage à Charles Aznavour, « Zaï Zaï Zaï Zaï », votre minute variétés, revient sur le premier grand succès du « Grand Charles » : « Je m’voyais déjà »

Ce jour-là, Aznavour dit ce qu’est être un saltimbanque, un chanteur, un artiste. Il le restera jusqu’à son dernier souffle, ce jour d’octobre 2018, près d’un siècle après sa naissance.

Longtemps, on se repassera ce couplet resté dans la postérité de la chanson française.

La vie d’Aznavour va changer du tout au tout. Arrivent la reconnaissance, la gloire, le succès tant attendu.

Ce jour-là, Aznavour dit ce qu’est être un saltimbanque, un chanteur, un artiste. Il le restera jusqu’à son dernier souffle, ce jour d’octobre 2018, près d’un siècle après sa naissance.

Longtemps, on se repassera ce couplet resté dans la postérité de la chanson française.

Le public est debout. Il reçoit une acclamation. Ce n’était pas de sa faute, mais celle du public, qui ce soir de décembre a tout compris.

La vie d’Aznavour va changer du tout au tout. Arrivent la reconnaissance, la gloire, le succès tant attendu.

Ce jour-là, Aznavour dit ce qu’est être un saltimbanque, un chanteur, un artiste. Il le restera jusqu’à son dernier souffle, ce jour d’octobre 2018, près d’un siècle après sa naissance.

Longtemps, on se repassera ce couplet resté dans la postérité de la chanson française.

Les sièges claquent. Le public s’en va ? Non ! Le rideau s’ouvre. Standing ovation.

Le public est debout. Il reçoit une acclamation. Ce n’était pas de sa faute, mais celle du public, qui ce soir de décembre a tout compris.

La vie d’Aznavour va changer du tout au tout. Arrivent la reconnaissance, la gloire, le succès tant attendu.

Ce jour-là, Aznavour dit ce qu’est être un saltimbanque, un chanteur, un artiste. Il le restera jusqu’à son dernier souffle, ce jour d’octobre 2018, près d’un siècle après sa naissance.

Longtemps, on se repassera ce couplet resté dans la postérité de la chanson française.

Le projecteur éclaire la salle. Aznavour sort de scène. Il dira à son régisseur : “Demain, on change de métier.”

Les sièges claquent. Le public s’en va ? Non ! Le rideau s’ouvre. Standing ovation.

Le public est debout. Il reçoit une acclamation. Ce n’était pas de sa faute, mais celle du public, qui ce soir de décembre a tout compris.

La vie d’Aznavour va changer du tout au tout. Arrivent la reconnaissance, la gloire, le succès tant attendu.

Ce jour-là, Aznavour dit ce qu’est être un saltimbanque, un chanteur, un artiste. Il le restera jusqu’à son dernier souffle, ce jour d’octobre 2018, près d’un siècle après sa naissance.

Longtemps, on se repassera ce couplet resté dans la postérité de la chanson française.

La chanson se termine. RIDEAU !

Le projecteur éclaire la salle. Aznavour sort de scène. Il dira à son régisseur : “Demain, on change de métier.”

Les sièges claquent. Le public s’en va ? Non ! Le rideau s’ouvre. Standing ovation.

Le public est debout. Il reçoit une acclamation. Ce n’était pas de sa faute, mais celle du public, qui ce soir de décembre a tout compris.

La vie d’Aznavour va changer du tout au tout. Arrivent la reconnaissance, la gloire, le succès tant attendu.

Ce jour-là, Aznavour dit ce qu’est être un saltimbanque, un chanteur, un artiste. Il le restera jusqu’à son dernier souffle, ce jour d’octobre 2018, près d’un siècle après sa naissance.

Longtemps, on se repassera ce couplet resté dans la postérité de la chanson française.

Il remet, petit à petit, son “complet bleu qu’était du dernier cri”. La cravate, les boutons de manchette, la veste.

La chanson se termine. RIDEAU !

Le projecteur éclaire la salle. Aznavour sort de scène. Il dira à son régisseur : “Demain, on change de métier.”

Les sièges claquent. Le public s’en va ? Non ! Le rideau s’ouvre. Standing ovation.

Le public est debout. Il reçoit une acclamation. Ce n’était pas de sa faute, mais celle du public, qui ce soir de décembre a tout compris.

La vie d’Aznavour va changer du tout au tout. Arrivent la reconnaissance, la gloire, le succès tant attendu.

Ce jour-là, Aznavour dit ce qu’est être un saltimbanque, un chanteur, un artiste. Il le restera jusqu’à son dernier souffle, ce jour d’octobre 2018, près d’un siècle après sa naissance.

Longtemps, on se repassera ce couplet resté dans la postérité de la chanson française.

Cette chanson raconte l’histoire d’un chanteur raté. Lui, si ce soir n’est pas son soir.

Il remet, petit à petit, son “complet bleu qu’était du dernier cri”. La cravate, les boutons de manchette, la veste.

La chanson se termine. RIDEAU !

Le projecteur éclaire la salle. Aznavour sort de scène. Il dira à son régisseur : “Demain, on change de métier.”

Les sièges claquent. Le public s’en va ? Non ! Le rideau s’ouvre. Standing ovation.

Le public est debout. Il reçoit une acclamation. Ce n’était pas de sa faute, mais celle du public, qui ce soir de décembre a tout compris.

La vie d’Aznavour va changer du tout au tout. Arrivent la reconnaissance, la gloire, le succès tant attendu.

Ce jour-là, Aznavour dit ce qu’est être un saltimbanque, un chanteur, un artiste. Il le restera jusqu’à son dernier souffle, ce jour d’octobre 2018, près d’un siècle après sa naissance.

Longtemps, on se repassera ce couplet resté dans la postérité de la chanson française.

Quand viennent les premières notes.

Cette chanson raconte l’histoire d’un chanteur raté. Lui, si ce soir n’est pas son soir.

Il remet, petit à petit, son “complet bleu qu’était du dernier cri”. La cravate, les boutons de manchette, la veste.

La chanson se termine. RIDEAU !

Le projecteur éclaire la salle. Aznavour sort de scène. Il dira à son régisseur : “Demain, on change de métier.”

Les sièges claquent. Le public s’en va ? Non ! Le rideau s’ouvre. Standing ovation.

Le public est debout. Il reçoit une acclamation. Ce n’était pas de sa faute, mais celle du public, qui ce soir de décembre a tout compris.

La vie d’Aznavour va changer du tout au tout. Arrivent la reconnaissance, la gloire, le succès tant attendu.

Ce jour-là, Aznavour dit ce qu’est être un saltimbanque, un chanteur, un artiste. Il le restera jusqu’à son dernier souffle, ce jour d’octobre 2018, près d’un siècle après sa naissance.

Longtemps, on se repassera ce couplet resté dans la postérité de la chanson française.

Les six premières chansons sont saluées par des applaudissements de courtoisie. Avant de débuter la septième chanson, Aznavour est seul en scène, en bras de chemise, sans veste, sans cravate.

Quand viennent les premières notes.

Cette chanson raconte l’histoire d’un chanteur raté. Lui, si ce soir n’est pas son soir.

Il remet, petit à petit, son “complet bleu qu’était du dernier cri”. La cravate, les boutons de manchette, la veste.

La chanson se termine. RIDEAU !

Le projecteur éclaire la salle. Aznavour sort de scène. Il dira à son régisseur : “Demain, on change de métier.”

Les sièges claquent. Le public s’en va ? Non ! Le rideau s’ouvre. Standing ovation.

Le public est debout. Il reçoit une acclamation. Ce n’était pas de sa faute, mais celle du public, qui ce soir de décembre a tout compris.

La vie d’Aznavour va changer du tout au tout. Arrivent la reconnaissance, la gloire, le succès tant attendu.

Ce jour-là, Aznavour dit ce qu’est être un saltimbanque, un chanteur, un artiste. Il le restera jusqu’à son dernier souffle, ce jour d’octobre 2018, près d’un siècle après sa naissance.

Longtemps, on se repassera ce couplet resté dans la postérité de la chanson française.

Ce 12 décembre, face à lui, se trouvent dans la salle Cocteau, Trenet, Sagan, Truffaut, Dalida, Louis Armstrong, Duke Ellington et même l’ancien président du Conseil, Edgar Faure.

Les six premières chansons sont saluées par des applaudissements de courtoisie. Avant de débuter la septième chanson, Aznavour est seul en scène, en bras de chemise, sans veste, sans cravate.

Quand viennent les premières notes.

Cette chanson raconte l’histoire d’un chanteur raté. Lui, si ce soir n’est pas son soir.

Il remet, petit à petit, son “complet bleu qu’était du dernier cri”. La cravate, les boutons de manchette, la veste.

La chanson se termine. RIDEAU !

Le projecteur éclaire la salle. Aznavour sort de scène. Il dira à son régisseur : “Demain, on change de métier.”

Les sièges claquent. Le public s’en va ? Non ! Le rideau s’ouvre. Standing ovation.

Le public est debout. Il reçoit une acclamation. Ce n’était pas de sa faute, mais celle du public, qui ce soir de décembre a tout compris.

La vie d’Aznavour va changer du tout au tout. Arrivent la reconnaissance, la gloire, le succès tant attendu.

Ce jour-là, Aznavour dit ce qu’est être un saltimbanque, un chanteur, un artiste. Il le restera jusqu’à son dernier souffle, ce jour d’octobre 2018, près d’un siècle après sa naissance.

Longtemps, on se repassera ce couplet resté dans la postérité de la chanson française.

Mais surtout, cette chanson, en quelques sortes, elle raconte ce qu’est Charles Aznavour. Lui, le fils d’arménien, dont la famille a fui le génocide pour se réfugier en France.  Lui, qui va faire face “à ce tout-Paris qui lui fait si peur.

Ce 12 décembre, face à lui, se trouvent dans la salle Cocteau, Trenet, Sagan, Truffaut, Dalida, Louis Armstrong, Duke Ellington et même l’ancien président du Conseil, Edgar Faure.

Les six premières chansons sont saluées par des applaudissements de courtoisie. Avant de débuter la septième chanson, Aznavour est seul en scène, en bras de chemise, sans veste, sans cravate.

Quand viennent les premières notes.

Cette chanson raconte l’histoire d’un chanteur raté. Lui, si ce soir n’est pas son soir.

Il remet, petit à petit, son “complet bleu qu’était du dernier cri”. La cravate, les boutons de manchette, la veste.

La chanson se termine. RIDEAU !

Le projecteur éclaire la salle. Aznavour sort de scène. Il dira à son régisseur : “Demain, on change de métier.”

Les sièges claquent. Le public s’en va ? Non ! Le rideau s’ouvre. Standing ovation.

Le public est debout. Il reçoit une acclamation. Ce n’était pas de sa faute, mais celle du public, qui ce soir de décembre a tout compris.

La vie d’Aznavour va changer du tout au tout. Arrivent la reconnaissance, la gloire, le succès tant attendu.

Ce jour-là, Aznavour dit ce qu’est être un saltimbanque, un chanteur, un artiste. Il le restera jusqu’à son dernier souffle, ce jour d’octobre 2018, près d’un siècle après sa naissance.

Longtemps, on se repassera ce couplet resté dans la postérité de la chanson française.

Mais pour Aznavour, elle peut tout changer cette chanson. Certes, il vend des disques, écrit pour toute la chanson française, mais il n’a pas encore la consécration. On critique sa voix, son physique, sa taille, sa carrure. Après 15 ans de carrière, c’est LE spectacle de la dernière chance. S’il fait le plein à l’Alhambra pendant un mois, le pari est réussi. Sinon, il s’en ira.

Mais surtout, cette chanson, en quelques sortes, elle raconte ce qu’est Charles Aznavour. Lui, le fils d’arménien, dont la famille a fui le génocide pour se réfugier en France.  Lui, qui va faire face “à ce tout-Paris qui lui fait si peur.

Ce 12 décembre, face à lui, se trouvent dans la salle Cocteau, Trenet, Sagan, Truffaut, Dalida, Louis Armstrong, Duke Ellington et même l’ancien président du Conseil, Edgar Faure.

Les six premières chansons sont saluées par des applaudissements de courtoisie. Avant de débuter la septième chanson, Aznavour est seul en scène, en bras de chemise, sans veste, sans cravate.

Quand viennent les premières notes.

Cette chanson raconte l’histoire d’un chanteur raté. Lui, si ce soir n’est pas son soir.

Il remet, petit à petit, son “complet bleu qu’était du dernier cri”. La cravate, les boutons de manchette, la veste.

La chanson se termine. RIDEAU !

Le projecteur éclaire la salle. Aznavour sort de scène. Il dira à son régisseur : “Demain, on change de métier.”

Les sièges claquent. Le public s’en va ? Non ! Le rideau s’ouvre. Standing ovation.

Le public est debout. Il reçoit une acclamation. Ce n’était pas de sa faute, mais celle du public, qui ce soir de décembre a tout compris.

La vie d’Aznavour va changer du tout au tout. Arrivent la reconnaissance, la gloire, le succès tant attendu.

Ce jour-là, Aznavour dit ce qu’est être un saltimbanque, un chanteur, un artiste. Il le restera jusqu’à son dernier souffle, ce jour d’octobre 2018, près d’un siècle après sa naissance.

Longtemps, on se repassera ce couplet resté dans la postérité de la chanson française.

Celui qui n’était pas encore “le Grand Charles” l’avait proposée à Yves Montand, qui l’avait refusé. “Les chansons de métier, ça ne marche pas”, lui avait rétorqué le Marseillais.

Mais pour Aznavour, elle peut tout changer cette chanson. Certes, il vend des disques, écrit pour toute la chanson française, mais il n’a pas encore la consécration. On critique sa voix, son physique, sa taille, sa carrure. Après 15 ans de carrière, c’est LE spectacle de la dernière chance. S’il fait le plein à l’Alhambra pendant un mois, le pari est réussi. Sinon, il s’en ira.

Mais surtout, cette chanson, en quelques sortes, elle raconte ce qu’est Charles Aznavour. Lui, le fils d’arménien, dont la famille a fui le génocide pour se réfugier en France.  Lui, qui va faire face “à ce tout-Paris qui lui fait si peur.

Ce 12 décembre, face à lui, se trouvent dans la salle Cocteau, Trenet, Sagan, Truffaut, Dalida, Louis Armstrong, Duke Ellington et même l’ancien président du Conseil, Edgar Faure.

Les six premières chansons sont saluées par des applaudissements de courtoisie. Avant de débuter la septième chanson, Aznavour est seul en scène, en bras de chemise, sans veste, sans cravate.

Quand viennent les premières notes.

Cette chanson raconte l’histoire d’un chanteur raté. Lui, si ce soir n’est pas son soir.

Il remet, petit à petit, son “complet bleu qu’était du dernier cri”. La cravate, les boutons de manchette, la veste.

La chanson se termine. RIDEAU !

Le projecteur éclaire la salle. Aznavour sort de scène. Il dira à son régisseur : “Demain, on change de métier.”

Les sièges claquent. Le public s’en va ? Non ! Le rideau s’ouvre. Standing ovation.

Le public est debout. Il reçoit une acclamation. Ce n’était pas de sa faute, mais celle du public, qui ce soir de décembre a tout compris.

La vie d’Aznavour va changer du tout au tout. Arrivent la reconnaissance, la gloire, le succès tant attendu.

Ce jour-là, Aznavour dit ce qu’est être un saltimbanque, un chanteur, un artiste. Il le restera jusqu’à son dernier souffle, ce jour d’octobre 2018, près d’un siècle après sa naissance.

Longtemps, on se repassera ce couplet resté dans la postérité de la chanson française.

Pour la première de son tour de chant à l’Alhambra, Aznavour a prévu une surprise : “une chanson choc”. Elle a été enregistrée en studio quelques mois avant, en avril, pour son dernier album. Mais personne ne la connaît.

 

Celui qui n’était pas encore “le Grand Charles” l’avait proposée à Yves Montand, qui l’avait refusé. “Les chansons de métier, ça ne marche pas”, lui avait rétorqué le Marseillais.

Mais pour Aznavour, elle peut tout changer cette chanson. Certes, il vend des disques, écrit pour toute la chanson française, mais il n’a pas encore la consécration. On critique sa voix, son physique, sa taille, sa carrure. Après 15 ans de carrière, c’est LE spectacle de la dernière chance. S’il fait le plein à l’Alhambra pendant un mois, le pari est réussi. Sinon, il s’en ira.

Mais surtout, cette chanson, en quelques sortes, elle raconte ce qu’est Charles Aznavour. Lui, le fils d’arménien, dont la famille a fui le génocide pour se réfugier en France.  Lui, qui va faire face “à ce tout-Paris qui lui fait si peur.

Ce 12 décembre, face à lui, se trouvent dans la salle Cocteau, Trenet, Sagan, Truffaut, Dalida, Louis Armstrong, Duke Ellington et même l’ancien président du Conseil, Edgar Faure.

Les six premières chansons sont saluées par des applaudissements de courtoisie. Avant de débuter la septième chanson, Aznavour est seul en scène, en bras de chemise, sans veste, sans cravate.

Quand viennent les premières notes.

Cette chanson raconte l’histoire d’un chanteur raté. Lui, si ce soir n’est pas son soir.

Il remet, petit à petit, son “complet bleu qu’était du dernier cri”. La cravate, les boutons de manchette, la veste.

La chanson se termine. RIDEAU !

Le projecteur éclaire la salle. Aznavour sort de scène. Il dira à son régisseur : “Demain, on change de métier.”

Les sièges claquent. Le public s’en va ? Non ! Le rideau s’ouvre. Standing ovation.

Le public est debout. Il reçoit une acclamation. Ce n’était pas de sa faute, mais celle du public, qui ce soir de décembre a tout compris.

La vie d’Aznavour va changer du tout au tout. Arrivent la reconnaissance, la gloire, le succès tant attendu.

Ce jour-là, Aznavour dit ce qu’est être un saltimbanque, un chanteur, un artiste. Il le restera jusqu’à son dernier souffle, ce jour d’octobre 2018, près d’un siècle après sa naissance.

Longtemps, on se repassera ce couplet resté dans la postérité de la chanson française.

Il se voyait déjà en haut de l’affiche. Et ce jour-là, le 12 décembre 1960, Charles Aznavour allait jouer sa carrière.

Pour la première de son tour de chant à l’Alhambra, Aznavour a prévu une surprise : “une chanson choc”. Elle a été enregistrée en studio quelques mois avant, en avril, pour son dernier album. Mais personne ne la connaît.

 

Celui qui n’était pas encore “le Grand Charles” l’avait proposée à Yves Montand, qui l’avait refusé. “Les chansons de métier, ça ne marche pas”, lui avait rétorqué le Marseillais.

Mais pour Aznavour, elle peut tout changer cette chanson. Certes, il vend des disques, écrit pour toute la chanson française, mais il n’a pas encore la consécration. On critique sa voix, son physique, sa taille, sa carrure. Après 15 ans de carrière, c’est LE spectacle de la dernière chance. S’il fait le plein à l’Alhambra pendant un mois, le pari est réussi. Sinon, il s’en ira.

Mais surtout, cette chanson, en quelques sortes, elle raconte ce qu’est Charles Aznavour. Lui, le fils d’arménien, dont la famille a fui le génocide pour se réfugier en France.  Lui, qui va faire face “à ce tout-Paris qui lui fait si peur.

Ce 12 décembre, face à lui, se trouvent dans la salle Cocteau, Trenet, Sagan, Truffaut, Dalida, Louis Armstrong, Duke Ellington et même l’ancien président du Conseil, Edgar Faure.

Les six premières chansons sont saluées par des applaudissements de courtoisie. Avant de débuter la septième chanson, Aznavour est seul en scène, en bras de chemise, sans veste, sans cravate.

Quand viennent les premières notes.

Cette chanson raconte l’histoire d’un chanteur raté. Lui, si ce soir n’est pas son soir.

Il remet, petit à petit, son “complet bleu qu’était du dernier cri”. La cravate, les boutons de manchette, la veste.

La chanson se termine. RIDEAU !

Le projecteur éclaire la salle. Aznavour sort de scène. Il dira à son régisseur : “Demain, on change de métier.”

Les sièges claquent. Le public s’en va ? Non ! Le rideau s’ouvre. Standing ovation.

Le public est debout. Il reçoit une acclamation. Ce n’était pas de sa faute, mais celle du public, qui ce soir de décembre a tout compris.

La vie d’Aznavour va changer du tout au tout. Arrivent la reconnaissance, la gloire, le succès tant attendu.

Ce jour-là, Aznavour dit ce qu’est être un saltimbanque, un chanteur, un artiste. Il le restera jusqu’à son dernier souffle, ce jour d’octobre 2018, près d’un siècle après sa naissance.

Longtemps, on se repassera ce couplet resté dans la postérité de la chanson française.

Réécoutez, en intégralité, Je m’voyais déjà :

Il se voyait déjà en haut de l’affiche. Et ce jour-là, le 12 décembre 1960, Charles Aznavour allait jouer sa carrière.

Pour la première de son tour de chant à l’Alhambra, Aznavour a prévu une surprise : “une chanson choc”. Elle a été enregistrée en studio quelques mois avant, en avril, pour son dernier album. Mais personne ne la connaît.

 

Celui qui n’était pas encore “le Grand Charles” l’avait proposée à Yves Montand, qui l’avait refusé. “Les chansons de métier, ça ne marche pas”, lui avait rétorqué le Marseillais.

Mais pour Aznavour, elle peut tout changer cette chanson. Certes, il vend des disques, écrit pour toute la chanson française, mais il n’a pas encore la consécration. On critique sa voix, son physique, sa taille, sa carrure. Après 15 ans de carrière, c’est LE spectacle de la dernière chance. S’il fait le plein à l’Alhambra pendant un mois, le pari est réussi. Sinon, il s’en ira.

Mais surtout, cette chanson, en quelques sortes, elle raconte ce qu’est Charles Aznavour. Lui, le fils d’arménien, dont la famille a fui le génocide pour se réfugier en France.  Lui, qui va faire face “à ce tout-Paris qui lui fait si peur.

Ce 12 décembre, face à lui, se trouvent dans la salle Cocteau, Trenet, Sagan, Truffaut, Dalida, Louis Armstrong, Duke Ellington et même l’ancien président du Conseil, Edgar Faure.

Les six premières chansons sont saluées par des applaudissements de courtoisie. Avant de débuter la septième chanson, Aznavour est seul en scène, en bras de chemise, sans veste, sans cravate.

Quand viennent les premières notes.

Cette chanson raconte l’histoire d’un chanteur raté. Lui, si ce soir n’est pas son soir.

Il remet, petit à petit, son “complet bleu qu’était du dernier cri”. La cravate, les boutons de manchette, la veste.

La chanson se termine. RIDEAU !

Le projecteur éclaire la salle. Aznavour sort de scène. Il dira à son régisseur : “Demain, on change de métier.”

Les sièges claquent. Le public s’en va ? Non ! Le rideau s’ouvre. Standing ovation.

Le public est debout. Il reçoit une acclamation. Ce n’était pas de sa faute, mais celle du public, qui ce soir de décembre a tout compris.

La vie d’Aznavour va changer du tout au tout. Arrivent la reconnaissance, la gloire, le succès tant attendu.

Ce jour-là, Aznavour dit ce qu’est être un saltimbanque, un chanteur, un artiste. Il le restera jusqu’à son dernier souffle, ce jour d’octobre 2018, près d’un siècle après sa naissance.

Longtemps, on se repassera ce couplet resté dans la postérité de la chanson française.

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