Comme chaque semaine, Boris LE MENELEC vous fait part de sa sélection jazz et classique et Maxime MARTINEZ de ses coups de coeur variété pour une semaine de haute tenue musicale !

CÔTÉ JAZZ
Cette semaine, le jazz suit l’évolution d’un coucher de soleil, de la fin de la journée au coeur de la nuit… Un parcours musical de cinq jours fait d’horizons vifs et colorés, d’ambiances sensuelles et de rythmes latins.  

Lundi / Libertango – Hiromi et Edmar Castaneda
Le soleil est encore vif, et la lumière orangée. L’horizon est bouillant. Bienvenue dans ce Libertango interprété avec force et caractère par deux génies de leur temps: la pianiste Hiromi et le harpiste Edmar Castaneda. Un duo inattendu, inédit et virtuose. Sensations garanties!


Mardi / Doralice – Stan Getz & João Gilberto  
Le soleil éclaire plus qu’il ne réchauffe. Doralice, c’est ce début de soirée que l’on passe à regarder la mer, un verre à la main, les pieds dans le sable, avec Stan Getz et João Gilberto pour nous accompagner.


Mercredi / Michel Petrucciani – Besame Mucho
La nuit commence à tomber. Besame Mucho est le rayon de soleil qui continue de veiller sur notre éveil. Une entrée vive et festive dans la nuit, alors que l’horizon se perd dans l’obscurité marine. Le lyrisme de Michel Petrucciani nous éclaire, nous montre la voie.


Jeudi / Ferenc Snétberger, Anders Jormin, Joey Baron – Orange Tango
La nuit est fraîche et la lune éclatante. Les nuages brillent en transparence dans une suspension aérienne evanescente. Orange Tango, c’est un ciel nocturne étoilé, parfaitement dégagé, éclairé par l’épure musicale de ce trio d’exception.


Vendredi / Moonlight Sunshine –  Hiromi et Edmar Castaneda
Moonlight Sunshine
accueille le sommeil et accompagne les rêves. Une méditation infiniment délicate et inspirante. Huit minutes d’une intensité émotionnelle rare transcendée par le talent d’ Hiromi et Edmar Castaneda.


CÔTÉ CLASSIQUE
Un parcours conçu autour du piano pour une semaine de dialogues entre l’ombre et la lumière, le mat et le brillant, le liquide et l’aérien, l’intime et le grondant, le piano et l’orchestre !
Découvrez ce programme à l’intensité progressive par le biais du jeu délicat et affirmé de Martha Argerich !

Lundi / Chopin: Barcarolle In F Sharp, Op. 60
Commençons la semaine avec une composition d’un lyrisme magnifique, dont les harmonies précieuses enivreront sans doute vos sens de mélomanes !


Mardi / Liszt: Hungarian Rhapsody #6 In D Flat, S 244
Cette magnifique composition est remarquable d’ancrage au sol et de prouesses aériennes… De profondeur et de légèreté… D’énigmatisme… D’allégresse… De noblesse.


Mercredi / Chopin: Polonaise #6 In A Flat, Op. 53, « Héroïque »
Une composition résolument héroïque provoquant l’emballement du pouls et l’ivresse de profonds entrains. Le motif principal, d’une intensité rare, marque par son lyrisme inouï et ses accents nostalgiques. Six minutes volées au temps !


Jeudi / Prokofiev: Toccata, Op. 11
Une composition pleine de fureur, d’obstination et de caractère. Le motif principal se construit dès les premières secondes et s’enrichit sans cesse de variations vertigineuses. L’intensité de la partition va crescendo jusqu’aux indomptables furies mélodiques qui clôturent l’écoute.


Vendredi/ Prokofiev: Piano Concerto #3 In C, Op. 26 – 1. Andante, Allegro
Ce concerto, à l’univers fantaisiste et fantastique, est une invitation à ressentir la légèreté de frais embruns marins et le puissant fracas de remous infernaux.
Le troisième mouvement que je vous propose d’écouter est une dentelle de notes délicatement choisies ; une fuite vagabonde vers des horizons divins ; un chassé-croisé de prises de parole musicales qui convergent vers une éloquence commune.
Vive Prokofiev !

CÔTÉ VARIÉTÉS…

Cette semaine, nous vous proposons une sélection de chansons d’amour. Car la musique ça peut (aussi) permettre de dévoiler ses sentiments,  d’emballer.

Pour débuter, la plus belle chanson d’amour de l’histoire sans doute. Edith Piaf aimait passionnément le champion du monde de boxe Marcel Cerdan, son amant. Elle écrit l’Hymne à l’Amour, pour lui, au début de l’année 1949.  Le 28 octobre 1949, Cerdan meurt dans le crash de son avion Paris-New York. Elle ne s’en relèvera jamais et décédera 13 ans plus tard. « Dieu réunit ceux qui s’aiment » dit la chanson.

Après Piaf, Jacques Brel. Quand on n’a que l’amour fait partie des titres mythiques de la variété française. Une chanson qui monte crescendo, quand l’émotion monte tout autant. La plus belle reprise de cette chanson a eu lieu en 1996. Maurane et Céline Dion réalisent, pendant le concert des Enfoirés, une prestation d’exception.

La chanson peut aussi faire passer un message. En 1988, le groupe espagnol Mecano fait un plaidoyer pour l’amour entre deux femmes, Mujer contra mujer. En 1990, Mecano demande au parolier Pierre Grosz de traduire la chanson. Ça donne, Une femme avec une femme. La chanson restera 
22 semaines au Top 50, avec 3 semaines comme numéro 1.

Les chansons d’amour peuvent aussi parler de l’amour entre un père, une mère et son enfant. Nombreux sont les chanteurs et chanteuses qui ont marqué le passage à la pater/maternité par une chanson. En 2001, c’est ce que fait Pascal Obispo avec Millésime.

On ne pouvait pas finir cette sélection sans avoir un slow. Et le slow ultime, le slow de légende, s’il fallait n’en retenir qu’un : c’est LUI. Un riff de guitare magique, celui des Scorpions, avec Still Loving You.

Boris LE MENELEC et Maxime MARTINEZ

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