Comme chaque semaine, Boris LE MENELEC vous fait part de sa sélection jazz et classique et Maxime MARTINEZ de ses coups de coeur variété pour une semaine de haute tenue musicale !

CÔTÉ JAZZ…

Cette semaine, le jazz a ses humeurs ! Tantôt enjouées, tantôt mélancoliques, les ambiances s’entrecroisent pour cinq jours d’humeurs musicales. Une préparation à l’automne qui s’installe et l’hiver qui arrive !

LUNDI / Michel Petrucciani et Eddy Louiss – Les Grelots

Classique parmi les classique, l’émouvant duo formé par Michel Petrucciani et Eddy Louiss est lumineux et enjoué. Les Grelots capture l’esprit de cette collaboration artistique !

 

MARDI / Keith Jarrett Trio – You’ve Changed

S’en remettre au temps qui passe, à l’impossibilité de changer les choses… Les accepter, telles qu’elles sont : You’ve changed… Ce standard d’une grande nostalgie est transcendé par la sensibilité d’un des plus grands trios de l’histoire.

 

MERCREDI / Ahmad Jamal – This is The Life

Du groove, du rythme et du feeling au programme de This is the life, une expression que l’on prononce lorsque l’on est bien ; c’est exactement cela que traduit cette composition optimiste et poétique avec, toujours en filigrane, les impressionnismes musicaux d’Ahmad Jamal !

 

JEUDI / Keith Jarrett – Rio, part IX

Contemplatif, méditatif, mélancolique…
Une improvisation d’une sensibilité rare par le maître Keith Jarrett issue de son concert enregistré à Rio.

 

VENDREDI / Michel Petrucciani Trio – Cantabile

Cantabile, une de mes compositions originales préférées !
Une explosion de joie, d’entrain et de richesse rythmique où règne l’écoute, l’équilibre et la bienveillance ! Bref, parfait pour une fin de semaine tonique et enjouée en compagnie de l’incomparable Michel Petrucciani.

 

CÔTÉ CLASSIQUE…

Le classique ne cède pas à la variation des humeurs : un solide rempart contre la nostalgie !
Un programme flamboyant et affirmé, à l’image de l’oeuvre de Franz Liszt, à l’honneur cette semaine ! Une sélection à l’intensité croissante pour admirer la force du piano et de son dialogue avec l’orchestre.

LUNDI / Liszt : Étude transcendantale n.4 Mazeppa (Daniil Trifonov)

Daniil Trifonov est un incroyable interprète de l’oeuvre de Franz Liszt. Le pianiste qui « possède tout, et plus encore » pour reprendre les termes de Martha Argerich, s’empare de l’une des œuvres les plus difficiles de toute la littérature pianistique : les Études d’exécution transcendante de Franz Liszt. Voici la quatrième étude, Mazeppa !
Cette étude a inspiré à Liszt la transposition en musique du trente-quatrième poème des Orientales de Victor Hugo, inspiré par Ivan Mazzepa, héros national ukrainien : une oeuvre flamboyante !
L’album Transcendental est superbe : je vous le conseille vivement !


MARDI / Liszt: Grandes Etudes de Paganini, S.141 – No.6 In A Minor (Daniil Trifonov)

Une superbe interprétation de Daniil Trifonov issue du même album !


MERCREDI / Liszt : Mephisto Walz No.1 (Boris Berezovsky)

Né en 1969 à Moscou, Boris Berezovsky joue avec de prestigieux chefs et orchestres et donne des récitals dans le monde entier. Le pianiste a notamment consacré des enregistrements à Chopin (Intégrale des Études), Ravel (Gaspard de la nuit, Sonatine, La Valse …), Liszt (Concertos pour piano, Études d’exécution transcendante… – les revoilà !).
Un pianiste au jeu admirable que je vous propose d’écouter sans plus attendre !


JEUDI / Liszt : Torentaz (Boris Berezovsky)

La célèbre Totentanz de Liszt est, à l’image du Premier Concerto pour piano, est une oeuvre crépitante de virtuosité… Surtout lorsque Boris Berezovsky s’en empare !
Avec, en prime, le troisième mouvement du Premier Concerto pour piano joué en rappel… À écouter demain vendredi en entier ! 


VENDREDI / Liszt : Concerto pour piano n.1 (Martha Argerich)

Martha Argerich se confronte ici à l’une de ses œuvres concertantes les plus célèbres : le Premier Concerto pour piano !
Une oeuvre hybride, bien loin de l’ordonnance traditionnelle du concerto, dominée par l’empreinte rythmique très forte du motif sur lequel il s’ouvre, confié à l’orchestre. Le piano s’affirme devant lui par la virtuosité – imposante ou légère selon les mouvements – tout en se distinguant par son aptitude à la rêverie et au lyrisme.

 

CÔTÉ VARIÉTES…

Cette semaine du kitsch, du soleil et de la plage. Les vacances approchent et le soleil s’en va. Alors pour qu’il reste dans nos cœurs voici la sélection de vos vacances en variétés made in variétés.

LUNDI / Le travail c’est la santé, Henri Salvador

… rien faire c’est la conserver. Tout est dit par une phrase, dans cette phrase qui fait l’apologie de la paresse. Cette chanson du milieu des années 60, caractérise la période de plein emploi des Trente Glorieuses.

MARDI / Est-ce que tu viens pour les vacances ?, David et Jonathan

J’avais dit kitsch, vous allez être servi. Ici, tout l’est : les paroles, la musique, la chanson, le clip. Cette chanson a été composée par Didier Barbelivien, pour ce duo formé par David Marouani (héritier d’une grande famille de la chanson française) et Jonathan Bermudes. Vous allez l’avoir en tête toute la journée.

MERCREDI / L’amour à la plage, Niagara

Tremblez scopitones et super 8. L’Amour à la Plage vous ramène à un temps où le smartphone n’existait pas. Muriel Moreno et Daniel Chenevez forment le duo Niagara depuis 4 ans lorsqu’il sortent cette chanson. Les Rennais (nous sommes à une époque où la chanson française voit l’affrontement entre les Rennais et les Toulousains) ont déjà connu le succès avec Tchiki Boum, deux ans plus tôt et premier single de l’album Encore un dernier baiser, dont l’Amour à la plage est aussi issu.

JEUDI / Puisque vous partez en voyage, Françoise Hardy et Jacques Dutronc

Deux amoureux se séparent pour la première fois. La scène est rituelle lors des vacances. Ici, l’homme, Jacques Dutronc, s’en va part et son amoureuse, Françoise Hardy, l’accompagne à la gare. Mais l’amour est trop fort, et elle monte finalement dans le train. Un beau duo, mythique de la chanson française, dans une version qui ressemble à Hardy et Dutronc. L’originale a été écrite en 1936 par Jean Nohain, où Mirelle et Jean Sablon, avaient un rôle inversé : elle s’en allait, il la rejoignait.

VENDREDI / Holidays, Michel Polnareff

C’est les vacances, direction l’avion pour partir au bout du monde. De là haut, que la terre est basse, que les bâtiments sont petits, que la mer est belle. De ce constat, Jean-Lou Dabadie et Michel Polnareff en ont fait une magnifique chanson. C’est Holidays.

Voici pour votre playlist ! Belle semaine sur Radio Germaine et à dans deux semaines pour quinze nouveaux morceaux jazz, classique et variétés.

Boris LE MENELEC et Maxime MARTINEZ

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