Depuis le XIXe siècle, les Yakuza se sont imposés comme un élément structurant de l’imaginaire collectif japonais. De la même manière que les « mafias » occidentales, ces Yakuza se sont regroupés en plusieurs associations pratiquant le crime organisé et des activités illégales. Ces groupes exacerbent le nationalisme japonais, et ce malgré la présence croissante de Coréens en leur sein.

Dès lors, un paradoxe persiste : comment une telle société parvient-elle à se maintenir dans un Japon modernisé et occidentalisé, devenu démocratique depuis les années 1950 ?

Si leur organisation s’est rationalisée grâce à la loi Antigang de 1991, leur présence et leur influence est toujours attestée au XXIe siècle.

Dans ce nouvel épisode de Chronologies, Philippe Pelletier, géographe et auteur de l’ouvrage L’Empire des Yakuza. Pègre et nationalisme au Japon (Le Cavalier Bleu, 2021), revient sur le rôle originel, sur les évolutions et sur les représentations de cette culture du crime organisé dans la société japonaise.