La Clef est le « dernier cinéma associatif de Paris », une salle d’art et d’essai mythique du quartier latin, ouverte en 1969. Au cœur du 5e arrondissement de Paris, elle est occupée depuis décembre 2019 par le collectif « La Clef Revival » (https://laclefrevival.com).

Depuis le début de la crise Covid, le monde de la culture s’est appauvri, précarisé, fragilisé. Le cinéma indépendant et autoproduit d’autant plus. Une situation qui mobilise les amoureux du grand écran libre, dont font partie les militant.e.s du collectif La Clef Revival.

Ce collectif s’oppose à la vente du cinéma La Clef, situé au 34 rue Daubenton. Propriété de la Caisse d’Épargne d’Île-de-France, la salle a été cédée pour 4,2 millions d’euros au géant français de l’entreprenariat et de l’économie sociale et solidaire (ESS), le Groupe SOS. Son fondateur et président est l’homme d’affaire Jean-Marc Borello, qui est aussi délégué général adjoint d’En Marche et ancien président du parti.

Les membres du collectif se méfient de ce groupe hégémonique dans l’ESS, et soupçonnent un changement de cap radical dans la gestion associative du cinéma après la vente. Une accusation dont le Groupe SOS se défend, prétendant vouloir sauver les salles de cinéma de la crise.

Ces militant.e.s sont sommé.e.s par le préfet d’évacuer les lieux avant le 31 janvier. Des actionnaires de SOS ont porté plainte contre la préfecture pour ne pas avoir évacué assez vite. La raison serait le versement de primes lors de la vente.

En attendant leur expulsion, les occupant.e.s organisent toute la semaine une série de projections en continu, à prix libre. Iels vous invitent tous les soirs à 19h30, au 34 rue Daubenton, toujours pour une séance à prix libre.

Radio Germaine et Alexandre Bouyé sont allés à leur rencontre.

Bonne écoute sur Radio Germaine 📻📻